Holographie industrielle
Paul SMIGIELSKI
57,17
COMMANDER
|
 |
1994
376 pages
format 16 x 23 cm
nombreuses illustrations
noir & blanc et couleur
broché
réf. LST015
I.S.B.N.: 2-87717-041-1
|
|
Présentation
Avant-propos
Table des
matières
L'auteur |
|
Présentation
Après l'exposé clair des principes fondamentaux de l'holographie optique, l'auteur
aborde l'expérience holographique en analysant les différents paramètres affectant
l'enregistrement et la restitution d'un hologramme. Il donne également une classification
fort précieuse des différents types d'hologrammes et décrit ensuite les applications
concernant l'aptitude d'un hologramme à restituer une image en relief d'un objet ou une
série d'images en relief (cinéma holographique) et notamment celles ayant un impact
industriel, comme l'analyse de microparticules.
Les principes des techniques d'interférométrie holographique, qui sont à la base de la
grande majorité des applications industrielles, sont donnés et illustrés à travers des
exemples concrets. Les aspects trop théoriques sont renvoyés en annexe.
Le chapitre le plus copieux concerne les applications de l'interférométrie
holographique : contrôle non destructif des matériaux et structures, analyse
vibratoire, mesure des déplacements tridimensionnels statiques et dynamiques, mesure des
déformations et contraintes, contrôle des formes 3D, applications à la mécanique des
fluides, utilisations diverses de la cinéholographie et de l'endoscopie holographique.
Les applications industrielles de routine, en France, sont également décrites et
illustrées.
Le dernier chapitre est consacré aux techniques dites connexes à l'holographie,
c'est-à-dire aux techniques d'interférométrie de speckle qui utilisent des caméras CCD
comme supports photosensibles et qui ont un avenir industriel certain.
Après une brève conclusion orientée vers les aspects futurs, mais réalistes, de
l'holographie, les annexes abordent la théorie (simplifiée) de l'holographie et de
l'interférométrie holographique et donnent des compléments concernant la mesure des
déplacements 3D.
Une large part est faite dans l'ouvrage à l'aspect quantitatif des mesures et contrôles
qui illustre l'utilisation intensive du traitement numérique des images holographiques.
Enfin, un index permet un repérage aisé des domaines particuliers d'intérêt du lecteur
et une bibliographie pertinente le renvoie aux aspects complémentaires non abordés dans
le livre ou aux articles et ouvrages de base.
L'anglais Gabor a obtenu le prix Nobel de Physique en 1971 pour l'invention de
l'holographie. Cette technique révolutionnaire, qui permet d'analyser pour la première
fois les phénomènes physiques dans leurs quatre dimensions (3 d'espace et le temps)
d'une façon globale et sans contact, ne peut plus être ignorée du monde industriel du
fait de ses avantages techniques et de sa rentabilité exceptionnelle. |
Table
des matières
Avant-propos
I Principe de l'holographie optique
I.1 Enregistrement d'un hologramme
I.2 Restitution d'une image tridimensionnelle
II L'expérience holographique
II.1 Différents types d'hologrammes
II.1.1 Les hologrammes par transmission et les
hologrammes par réflexion
II.1.2 Hologrammes d'amplitude et hologrammes
de phase
II.1.3 Hologrammes en surface et hologrammes en
volume
II.1.4 Hologrammes en lumière diffusée et
hologrammes en lumière dirigée (non diffuse)
II.2 Quelques propriétés des hologrammes
II.2.1 La parallaxe
II.2.2 La profondeur de champ
II.2.3 La résolution
II.2.4 L'efficacité de diffraction
II.2.5 La répartition d'intensité dans
l'objet
II.2.6 Image virtuelle et/ou image réelle
II.3 Conditions d'enregistrement et de restitution
II.3.1 Enregistrement
II.3.2 Restitution
III Utilisation de l'image holographique : applications de l'imagerie 3D
III.1 Analyse des microparticules La microholographie
III.1.1 Montage d'enregistrement
III.1.2 Montage de restitution
III.1.3 Limitations
III.2 L'hologramme utilisé comme composant optique
III.3 Applications artistiques et publicitaires muséologie
III.3.1 Hologrammes par réflexion (hologrammes
de Denisyuk)
III.3.2 Hologrammes par transmission
hologrammes arcs-en-ciel hologrammes estampés
III.3.3 Stéréogrammes holographiques
III.3.4 Art et science
III.4 Cinéma holographique ou cinéholographie
III.4.1 Cinéholographie en lumière transmise
III.4.2 Cinéholographie d'objets diffusant la lumière par réflexion
IV Principes de l'interférométrie holographique
IV.1 L'interférométrie holographique à faisceau de référence unique
IV.1.1 L'interférométrie par double
exposition
IV.1.2 L'interférométrie holographique en
temps réel
IV.2.1 Principe
IV.2.2 Limitation du procédé
IV.3 Autres procédés d'interférométrie holographique
IV.3.1 Expositions multiples
IV.3.2 Holographie "sandwich"
IV.3.3 Recalage holographique intégral
V Applications de l'interférométrie holographique
Introduction
V.1 Études et recherches industrielles
V.1.1 Contrôles non destructifs
V.1.2 Étude des déplacements dynamiques
chocs et vibrations
V.1.3 Contrôle des formes
V.1.4 Application à l'étude
des objets transparents
V.2 Quelques applications industrielles de routine
V.2.1 Contrôle de pales d'hélicoptère
V.2.2 Contrôle de propulseurs
V.2.3 Caractérisation vibratoire de composants
de turboréacteur
V.2.4 Autres applications
V.3 Regards sur le futur
V.3.1 Endoscopie holographique
V.3.2 Cinéholographie interférométrique
VI Techniques connnexes
VI.1 La photographie de speckle
Mesure des déplacements dans le plan
a) Mesure du déplacement en chaque zone élémentaire de l'objet
b) Visualisation globale de la carte des déplacements dans le plan
VI.2 L'interférométrie de speckle
VI.2.1 Cas de deux objets diffusants différents
VI.2.2 Cas d'un seul objet diffusant
Conclusion
Annexe 1 Principe de l'holographie, aspects théoriques
1 Enregistrement de l'hologramme
2 Processus de restitution
Annexe 2 Principe de l'interférométrie holographique, aspects théoriques
1 Interférométrie holographique par double exposition
2 Interférométrie holographique par intégration temporelle
3 L'interférométrie holographique en temps réel
Annexe 3 Mesure des déplacements tridimensionnels, quelques compléments
1 Généralités
2 Aspects théoriques
3 Aspects expérimentaux
4 Validation : mesure des déplacements dans le plan et hors du plan
Index |
L'auteur
Après un CAP d'ajusteur et un brevet de
technicien de l'aéronautique, il obtint le diplôme d'ingénieur de l'École supérieure
d'optique à l'Institut d'optique de Paris, la licence de physique à l'Université de
Strasbourg et enfin le doctorat d'État ès-sciences (dans le domaine de l'holographie) à
l'université de Besançon.
Membre
de l'ISL (Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis) depuis 1964, il créa le
groupe optique puis le département optique de cet établissement, avant de rejoindre la
direction scientifique.
Professeur
conventionné de l'université Louis Pasteur de Strasbourg, il enseigna de longues années
l'holographie en liaison avec l'École nationale supérieure de physique de Strasbourg
(DEA de photonique) et avec la faculté des Sciences de Belfort et l'université de
Haute-Alsace (DEA d'énergétique) et les mathématiques avec le CNAM (Conservatoire
national des arts et métiers) à Saint-Louis. Auteur de plus de cent publications et
conférences internationales, sa formation particulière, pratique et théorique, le
prédisposait à être à la charnière entre la recherche et les applications
industrielles.
Attaché
à la Direction scientifique de l'I.S.L. (Institut franco-allemand de recherches de
Saint-Louis) et conseiller scientifique d'HOLO 3, est également professeur
conventionné à l'université Louis-Pasteur de Strasbourg
Il
concrétisa sa passion de l'holographie par la création d'HOLO 3 en 1986, organisme
unique en France précisément chargé, par la région Alsace et la délégation
régionale du Ministère de la Recherche, d'aider les industriels à être plus
compétitifs en utilisant les techniques de visualisation et de mesures tridimensionnelles
fondées sur l'holographie et la métrologie laser.
C'est son expérience de
technicien et d'ingénieur autant que d'enseignant et de chercheur qu'il a voulu mettre à
disposition des ingénieurs, techniciens et décideurs de l'industrie non spécialistes de
l'optique. |
Avant-propos
C'est en 1947 que l'anglais Dennis Gabor eut l'idée de
l'holographie. A cette époque, il s'occupait de microscopie électronique et son rêve
était d'observer la structure atomique dans ses trois dimensions. Mais l'imperfection des
"lentilles" électroniques de ce temps-là avait pour conséquence de donner des
images floues, rendant impossible l'observation de la structure. Cependant, les ondes
électroniques qui avaient "rencontré" l'objet devaient, selon le principe de
Huyghens, contenir toute l'information nécessaire à la visualisation de cet objet. Si on
n'arrivait pas au but visé, c'est parce qu'on avait enregistré que la moitié seulement
de l'information, c'est-à-dire l'amplitude des ondes. La phase de ces ondes était perdue
par la nature même du procédé d'enregistrement photographique. C'est cette réflexion
simple que fit Gabor qui fut le point de départ de son idée de l'hologramme. Pour
enregistrer la phase des ondes ayant rencontré l'objet, il "suffirait"
d'enregistrer les interférences entre ces ondes et une onde de référence simple
provenant de la même source d'éclairage de l'objet. La photographie de ces
interférences illuminée à l'aide de l'onde de référence seule permettrait ensuite de
restituer les ondes objet. L'holographie était née.
Mais ce n'est qu'en 1962, soit deux ans après que l'américain Maiman eut fait
fonctionner le premier laser (un laser à rubis, en l'occurence), que l'holographie prit
son véritable essor avec l'enregistrement des premiers hologrammes d'objets
tridimensionnels diffusants la lumière par les américains Leith et Upatnieks et par le
russe Denisuyk, grâce à l'utilisation des premiers lasers à gaz (Hélium-Néon) à
émission continue. Ces hologrammes, surtout ceux du russe, ont donné lieu à ce qu'il
convient d'appeler "l'holographie image", connue du grand public par son
côté spectaculaire (relief intégral saisissant des hologrammes géants). Mais ce côté
spectaculaire a dans une certaine mesure contribué à donner une image de l'holographie
éloignée des applications industrielles. Une application, relativement bien développée
de l'holographie image aujourd'hui, est l'hologramme d'un type particulier utilisé sur
les cartes bancaires, dont le but était de rendre la carte infalsifiable. En fait,
l'hologramme est copiable, mais heureusement pas par tout un chacun.
Quelques années plus tard, en 1965, plusieurs
laboratoires furent à l'origine de l'interférométrie holographique et du
véritable départ de l'holographie dans l'industrie. Les chercheurs constatèrent qu'un
déplacement trop important de l'objet (ou de tout autre élément du montage), pendant
l'enregistrement de l'hologramme, entraînait l'apparition de franges d'interférence
sombres et claires parasites sur l'image restituée, pouvant altérer complètement
celle-ci. Pour obtenir un hologramme de bonne qualité, il fallait donc éliminer ces
franges parasites, en assurant une stabilité suffisante de l'objet et des différents
éléments du montage pendant le temps d'exposition. Mais d'un autre côté, ces franges
d'interférence parasites pouvaient être exploitées et donner de précieux
renseignements quantitatifs sur les déplacements qui leur avaient donné naissance. Un
défaut majeur pour un hologramme image devenait très intéressant pour les applications
industrielles.
Tout ce qui se déforme dans la nature est a priori susceptible d'être analysé
par interférométrie holographique : de la déformation d'un tympan sous l'effet d'un
bang d'avion supersonique à la déformation des éléments d'un moteur en fonctionnement,
en passant par la croissance d'un cristal ou par les variations de densité de l'air
autour d'un profil d'aile d'avion.
L'holographie industrielle fait appel à d'autres types d'hologrammes que ceux utilisés
dans le processus final de l'holographie image, types d'hologrammes vérifiant, eux, en
général, la fameuse expérience de l'hologramme cassé en morceaux : une petite zone de
l'hologramme suffit pour restituer l'image tridimensionnelle de l'objet, vue de cette
petite zone (voir au chapitre II). Son développement, en forte augmentation ces
dernières années, est sans aucun doute lié à l'apparition de systèmes de traitement
numérique des images holographiques, suffisamment efficaces et rapides, et capables de
présenter les résultats de façon digeste aux utilisateurs, sans qu'ils aient besoin
d'être des spécialistes de l'holographie pour les comprendre.
Un des participants au colloque national d'holographie, organisé par HOLO 3 et la
Société Française d'Optique (SFO) sur "l'Analyse des vibrations par
holographie" qui eut lieu à Saumur en 1990, a bien résumé l'opinion générale des
congressistes en disant qu'aujourd'hui l'utilisation de l'holographie pour la mesure
industrielle nécessitait en général plutôt des mécaniciens, des électroniciens et
des informaticiens que des opticiens.
Non seulement les grandes sociétés (AEROSPATIALE, RENAULT, PSA, SEP, ONERA, SNECMA, EDF,
MICHELIN, THOMSON, ...) utilisent de plus en plus l'holographie de façon routinière
mais, fait nouveau, les PME - PMI font appel à l'holographie pour la résolution de
problèmes ponctuels (recherche de l'origine de bruits dans les structures, identification
de défauts dans les matériaux (notamment composites), analyse modale, mesure de
déformations dynamiques, contrôle de brasages, identification de zones de faiblesse sans
avoir à faire des essais de fatigue ... destructifs, amélioration ou validation d'un
code de calcul, ... en s'adressant à des organismes spécialisés.
Un signe de l'intérêt croissant des industriels pour l'holographie : les 2ème et 3ème
congrès franco-allemands sur les applications de l'holographie qui se sont tenus à
Saint-Louis, en novembre 1988 et en novembre 1991, ont réuni à chaque fois plus de 150
personnes dont 70 % d'industriels.
Mais les applications industrielles de l'holographie ne
se résument pas, comme nous le verrons, qu'aux applications de l'interférométre
holographique, même si celles-ci sont aujourd'hui largement majoritaires. L'utilisation
de l'hologramme comme composant optique (miroir, lentille, réseau, ...) est sans doute un
des exemples prometteurs de l'holographie industrielle de demain. C'est un domaine qui
sera peu développé dans cet ouvrage. L'application la plus connue est sans doute celle
du viseur "tête-haute" déjà en service sur des avions de chasse et comprenant
un ou plusieurs "miroirs holographiques". Ces miroirs sont des hologrammes qui
réfléchissent une ou deux couleurs (de largeur spectrale très faible) et qui sont
transparents pour pratiquement tout le spectre de la lumière visible. Un tel miroir,
installé dans le pare-brise d'une voiture, donnera une image monocouleur agrandie d'un
élément du tableau de bord (le compteur de vitesse, par exemple) assez loin au-delà du
pare-brise, devant les yeux du pilote.
Mais le pilote continuera à voir le paysage devant lui puisque le miroir holographique
est transparent pour presque toute la lumière visible. Le pilote n'aura plus à baisser
la tête pour lire le compteur de vitesse (avec le danger que cela entraîne à haute
vitesse) et de plus, il fatiguera moins sa vue puisqu'il n'aura plus à accomoder sans
cesse (l'image du compteur sera à "l'infini", comme le paysage).
De tels "éléments optiques
holographiques" ou EOH sont en cours d'études ou de réalisation pour les
applications industrielles (réalisation d'optiques spéciales pour la focalisation, la
séparation, la déviation de faisceaux laser, réalisation de réseaux pour la
spectroscopie, de filtres d'amplitude et de phase pour la reconnaissance de formes,
notamment).
En 1971, le prix Nobel de Physique était attribué à Gabor, montrant, si cela était
nécessaire, l'importance de l'holographie.
En France, l'holographie démarra à la fin de l'année 1964 il me semble, à la suite
d'une conférence que donna l'américain G. W. Stroke à l'Institut d'Optique dans ses
anciens locaux du Boulevard Pasteur à Paris. Cette conférence, organisée par la DRME
(Direction des Recherches et Moyens d'Essais), ancêtre de l'actuelle DRET, Direction des
Recherches, Etudes et Techniques de la Délégation Générale à l'Armement, réunissait
l'ensemble des responsables des laboratoires d'optique aussi bien civils que militaires.
C'est à cette occasion que j'eus le privilège de voir pour la première fois une image
holographique avec l'émotion que vous pouvez deviner : observer une image
tridimensionnelle "flotter" dans l'espace au-delà de la plaque photographique
avait de quoi secouer. A la suite de cette conférence, chacun se précipita dans son
laboratoire pour enregistrer ... le premier hologramme français et chacun est encore
aujourd'hui persuadé d'avoir été le premier !
Pour ma part, j'eus la chance de commencer,
quelques temps avant, ma vie professionnelle à l'ISL (Institut franco-allemand de
recherches de Saint-Louis, dans le Haut-Rhin, à proximité de la Suisse et de
l'Allemagne) en créant le groupe optique puis le département optique de cet
établissement, et en orientant nos recherches vers l'holographie des phénomènes
rapides. L'ISL a son origine en 1945 comme établissement français d'études d'armements
de la Défense Nationale : il devint franco-allemand en 1959 après une décision des
parlements des deux pays. Sa mission est d'effectuer des recherches fondamentales dans le
domaine de l'armement classique, au profit des deux pays : balistique, détonique,
aérodynamique, interaction des lasers avec les matériaux, et toute la métrologie
associée, de la photographie ultra-rapide à l'holographie en passant par la
radiographie-éclair, la spectroscopie, les polymères ferroélectriques et
pyroélectriques, ...
Les activités de l'ISL dans le domaine de l'holographie, notamment en contrôle non
destructif et étude des déformations dynamiques de matériaux soumis à des chocs ont
attiré à Saint-Louis bon nombre d'industriels, de telle sorte qu'il a fallu songer à
transférer notre savoir-faire vers l'industrie à l'aide d'une structure autonome. En
1986, nous avons donc créé, Jocelyne Striebig et moi-même, HOLO 3 avec le soutien actif
de la direction de l'ISL et notamment de l'Ingénieur Général Meunier et l'aide
technique de mes collègues du département optique. Les laboratoires d'HOLO 3 ont été
inaugurés en 1990 par Monsieur Hubert Curien alors Ministre de la Recherche et de la
Technologie (MRT).
HOLO 3 (3 comme 3 dimensions, et 3 comme 3 frontières) est un organisme de transfert de
technologies et un centre de ressources technologiques chargé d'aider les industriels à
augmenter leur compétitivité grâce à l'utilisation de l'holographie et de la
métrologie laser de façon plus générale, en s'appuyant notamment sur le savoir-faire
de l'ISL. Il est soutenu dans sa mission par la Région Alsace et la Délégation
Régionale du Ministère de la Recherche mais également par d'autres collectivités
territoriales comme le Conseil Général du Haut-Rhin ou le District des Trois
Frontières.
C'est donc une longue expérience dans la
recherche appliquée, orientée ces dernières années vers les applications
industrielles, que j'ai souhaité mettre à disposition des techniciens, ingénieurs de
l'industrie et décideurs de la vie économique non spécialistes de l'optique, par
l'intermédiaire de ce livre. J'ai délibérément choisi d'éviter au maximum les
mathématiques compliquées et les développements trop théoriques, afin de ne pas perdre
de vue l'essentiel, c'est-à-dire une initiation à l'holographie industrielle. Cependant,
le lecteur intéressé trouvera quelques développements théoriques simples dans les
annexes et des références à des publications et des ouvrages où la théorie est plus
largement développée.Par ailleurs, l'holographie étant autant une
technique de visualisation qualitative que quantitative, l'ouvrage est abondamment
illustré des photographies d'images holographiques principalement industrielles et
montrant le spectre étendu des applications : de l'analyse des vibrations au contrôle
non destructif des matériaux (composites notamment) et des structures, en passant par la
mesure des formes, des déplacements dynamiques tridimensionnels, l'analyse automatique de
microparticules (injecteurs de voiture, par exemple) et la visualisation des écoulements,
dans les secteurs de l'industrie concernés par l'amélioration de la qualité, de la
sécurité, du confort et des coûts, c'est-à-dire en fait dans tous les secteurs de
l'industrie ..
Pour la première fois, une technique,
l'holographie, permet l'analyse sans contact avec une grande sensibilité et une grande
résolution spatiale et temporelle des phénomènes physiques dans leurs quatre dimensions
[3 d'espace et 1 de temps (par cinéholographie)]. C'est une méthode qui bouleverse nos
conceptions habituelles en matière de métrologie et que le technicien, au sens large du
terme, ne peut plus ignorer.
La rédaction d'un livre, d'une publication
scientifique et technique, est le résultat d'un travail collectif. Je remercie vivement
tous ceux, qui de près ou de plus loin ont contribué à cet ouvrage, notamment mes
collègues d'HOLO 3, que ce soit par la réalisation des photographies des images
holographiques (D. Fusco, A. C. Rappenecker), par la lecture critique d'un chapitre ou par
leurs résultats expérimentaux (J. P. Chambard, V. Chalvidan, B. Dischli) ainsi, bien
entendu, que ceux de l'ISL dont les travaux ont été largement utilisés (F. Albe, A.
Beltz, H. Fagot, A. Hirth et A. Stimpfling). Je remercie également les industriels qui
m'ont permis d'illustrer valablement certaines applications : acb CERG, AEROSPATIALE, EDF,
ONERA, PSA, RENAULT, SEP, SNECMA, STEINBICHLER.
|
|