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Systèmes dynamiques & Fractals
Expérimentations graphiques sur ordinateurs en Pascal
traduit par Danièle FOURNIER-PRUNARET
Karl-Heinz BECKER & Michael DÖRFLER
Titre original : Computergraphische Experimente mit Pascal: Chaos und
Ordnung in Dynamischen Systemen, Friedr. Vieweg & Sohn, Braunschweig 1986, seconde
édition 1988, et c Friedr. Vieweg & Sohn Verlagsgesellschaft mbH, Braunschweig 1986,
1988, 1989.
I.S.B.N. : 3-528-24461-5
35,10
Commander
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1991
400 pages
format 16 x 23 cm
broché
réf. LIF008
I.S.B.N.: 2-87717-022-5 |
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Présentation
Préfaces
Table des matières |
Présentation
Ce livre a pour sujet le chaos, les fractals et la
dynamique complexe. Il s'adresse à tous ceux qui ont quelque connaissance des ordinateurs
et apprécient leur utilisation. Les mathématiques utilisées sont d'un niveau simple,
avec peu de formules, aussi le lecteur peut-il prendre connaissance progressivement d'un
domaine de recherche actuel, qui était à peine accessible avant l'ère des ordinateurs.
L'introduction s'achève par de nombreux exemples de graphiques obtenus sur ordinateur.
Le livre est divisé en deux parties : dans la première sont décrits les problèmes les
plus intéressants et, dans chaque cas, une solution est donnée sous forme d'un
programme. Un grand nombre d'exercices permet au lecteur d'entreprendre ses propres
expérimentations. Dans la seconde partie, des exemples de programmes sont donnés pour
différents types de machines et de systèmes d'exploitations : sous MS-DOS en
Turbo-Pascal, sous UNIX 4.2 BSD en Pascal Berkeley et C. D'autres implémentations de
bibliothèques graphiques sont données pour Apple Macintosh, Apple IIE et IIGS et Atari
ST. |
Table des matières
Préface à l'édition française / Préface
/ Nouvelles orientations pour le graphique sur ordinateur : les Mathématiques
expérimentales. / Préface à l'édition allemande
1. Les chercheurs découvrent le chaos. / 1.1 Chaos et systèmes
dynamiques. Qu'est-ce que c'est ? / 1.2 Art et expérimentations graphiques sur
ordinateurs.
2. Entre l'ordre et le chaos : les diagrammes de Feigenbaum. / 2.1
Premières expérimentations. / 2.1.1 C'est plus joli avec un dessin. / 2.1.2 Itération
graphique. / 2.2 Des figuiers à l'infini. / 2.2.1 Un scénario de bifurcation _ le nombre
magique 'delta'. / 2.2.2 Attracteurs et frontières. / 2.2.3 Les paysages de
Feigenbaum. / 2.3 Chaos : Deux faces de la même pièce.
3. Les attracteurs étranges. / 3.1 L'étrange attracteur. / 3.2
L'attracteur de Hénon. / 3.3 L'attracteur de Lorenz.
4. Avec les compliments de Monsieur Isaac. / 4.1 La méthode de Newton.
/ 4.2 Complexe n'est pas compliqué. / 4.3 Carl Friedrich Gauss rencontre Isaac Newton.
5. Les frontières complexes. / 5.1 Julia et ses frontières. / 5.2 Des
formules simples donnent des frontières intéressantes.
6. Rencontre avec le bonhomme en pain d'épice. / 6.1 Une superstar
avec des volants. / 6.2 Section du bonhomme en pain d'épice. / 6.3 Figuier et bonhomme en
pain d'épice. / 6.4 Métamorphoses.
7. Nouvelles visions / nouvelles finesses. / 7.1 En haut de la colline
et en bas de la vallée. / 7.2 Inversez-le ! Cela en vaut la peine ! / 7.3 Le monde est
rond. / 7.4 A l'intérieur de l'histoire.
8. Dessins fractals sur ordinateur. / 8.1 Toutes sortes de courbes
fractales. / 8.2 Paysages : des arbres, de l'herbe, des nuages, des montagnes et des lacs.
/ 8.3 Graftals. / 8.4 Des modèles qui se répètent.
9. Pas à pas à l'intérieur du chaos.
10. Voyage au pays des structures infinies.
11. Des cubes pour expérimentations graphiques. / 11.1 Les algorithmes
fondamentaux. / 11.2 Les fractals revisités. / 11.3 A vos marques, prêt, partez ! / 11.4
La solitude du calculateur de fond. / 11.5 Ce que vous voyez, c'est ce que vous avez. /
11.6 Une image fait un voyage.
12. Pascal et les figuiers. / 12.1 Certains sont plus égaux que d'autres _
Graphiques sur les autres systèmes. / 12.2 Systèmes MS-DOS et PS/2. / 12.3 Systèmes
UNIX. / 12.4 Systèmes Macintosh. / 12.5 Systèmes Atari. / 12.6 Systèmes AppleII. / 12.7
'Ici Kermit' / Communications.
13. Annexes. / 13.1 Données pour une sélection de graphiques sur ordinateurs. /
13.2 Index des figures. / 13.3 Index des programmes. / 13.4 Bibliographie. / 13.5
Remerciements.
Index |
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Préfaces
Préface à l'édition française
La beauté étrange des figures qu'il est possible d'obtenir par
les méthodes décrites dans cet ouvrage me rajeunit de dix-huit ans. A cette époque
s'est tenu à Toulouse un congrès Transformations ponctuelles et applications
(10-14 septembre 1973), ceci dans le cadre des Colloques internationaux du Centre national
de la Recherche Scientifique (n° 229), les actes ayant paru aux éditions du CNRS en
1976.
Chargé de l'exposé d'introduction, je l'achevais ainsi (cf. les actes p.27) :
Avant de terminer cet exposé, je voudrais tenter d'en atténuer la sécheresse et
essayer d'ajouter une note plus "souriante".
Dans ce but je me permets de citer tout d'abord ce texte de Poincaré tiré d'une
"Notice sur Halphen" parue dans le Journal de l'Ecole Polytechnique :
Le savant digne de ce nom, le géomètre surtout, éprouve en face de son œuvre la même
impression que l'artiste; sa jouissance est aussi grande et de même nature. Si je
n'écrivais pas pour un public amoureux de la Science, je n'oserais pas m'exprimer ainsi;
je redouterais l'incrédulité des profanes. Mais ici, je puis dire toute ma pensée. Si
nous travaillons, c'est moins pour obtenir ces résultats positifs auxquels le vulgaire
nous croit uniquement attachés, que pour ressentir cette émotion esthétique et la
communiquer à ceux qui sont capables de l'éprouver".
Je me permets ensuite de rappeler que l'approche mathématique de l'Art a vivement
intéressé Birkhoff, puisqu'il lui a consacré un ouvrage Mesure de l'esthétique,
édité en 1933.
Ceci dit, à un niveau beaucoup plus modeste que ces illustres savants,
certains chercheurs
du Laboratoire d'automatique et d'analyse des systèmes du C.N.R.S., se sont demandés si
les solutions stochastiques obtenues à partir de Transformations ponctuelles, ne
pouvaient pas faire partager au profane une partie de cette émotion esthétique dont
parle Poincaré. Une réponse positive à cette question explique les raisons de
l'exposition dans le hall d'accueil, exposition réalisée avec différentes photographies
reproduisant les images observées sur l'écran d'un oscilloscope à mémoire, couplé à
un ordinateur, qui était programmé par une Transformation ponctuelle à vocation
artistique.
Certaines de ces images illustrèrent ensuite une publication faite avec I. Gumowski (Point-sequences
generated by two-dimensional recurrences proceeding IFIP congress, Information
processing 74, Stockholm (sept. 1974), North Holland Publishing Company p.851-855) et
l'ouvrage Dynamique chaotique (Cépadues éd. 1980). Sous forme de posters, elles
furent aussi exposées à l'Alliance française de Rio de Janeiro en 1975. En ce
temps-là, la Dynamique chaotique n'était pas encore un sujet à la mode, et à Toulouse,
les comportements dynamiques désordonnés observés et étudiés étaient appelés
"stochastiques" ou "zones de Pulkin".
Après 1980, l'intérêt pour ce thème de recherche a subi une croissance spectaculaire
et a touché toutes les disciplines scientifiques traitant de systèmes évolutifs. De
nombreuses équipes se sont alors penchées sur les mécanismes déterministes
générateurs de chaos. Certaines ont été fascinées par la beauté des images fractales
que des équations bien choisies engendrent, fascination qu'avait éprouvée en son temps
le groupe de Toulouse de 1970-1974. Parmi ces équipes, celle de l'université de Brême a
été à partir de 1983 la plus active dans la production d'images esthétiques et est
maintenant mondialement connue.
Deux membres de l'équipe de Brême proposent, aux lecteurs non spécialistes, une
découverte de phénomènes chaotiques, à travers des simulations numériques facilement
reproductibles, et fort agrablement présentées dans cet ouvrage. Il s'agit d'un
excellent livre d'introduction à la Dynamique chaotique, qui nous fait pénétrer dans
l'univers enchanteur des fractals. Je me permettrais cependant d'y apporter une petite
correction de nature historique : le diagramme de Feigenbaum a été décrit et étudié
en détail, quinze années auparavant, par un mathématicien finnois Myrberg P.J. (Ann.
Acad. Sc. Fenn. Ser. A, 1963, 336, pp.1-10). Depuis 1975, dans différentes
publications, j'essaie (en vain) d'imposer l'antériorité indéniable de cet article
écrit en allemand. Pour information, j'ajoute aussi les références relatives aux
travaux de Julia et Fatou, non mentionnés dans la bibliographie, et qui peuvent être
utiles aux mathématiciens désirant en savoir plus sur l'ensemble fractal dit de Julia :
- G. Julia "Mémoire sur l'itération des fractions rationnelles", J.Math.Pures
Appl., 4 (1), (1918), 7ème série, pp.-47-245.
- P. Fatou "Mémoire sur les équations fonctionnelles", Bull.Soc.Math.France,
47 (1919), pp.161-271; 48 (1920), pp.33-94 et pp.208-314.
Je ne doute pas du succès de cette édition française, qui contribuera à rendre encore
plus populaire la Dynamique chaotique.
C. Mira,
Professeur titulaire à l'Institut national
des sciences appliquées de Toulouse
Responsable du groupe d'Etudes des systèmes
non linéaires et applications Avril 1991 |
Préface
Nouvelles orientations dans le graphique sur ordinateur : les Mathématiques
expérimentales.
En tant que mathématicien, on est habitué à
beaucoup de choses. Aucun autre domaine ne rencontre autant de préjugés que le nôtre.
Pour beaucoup de gens, les mathématiques représentent la plus terne de toutes les
matières enseignées à l'école - incompréhensibles, ennuyeuses, ou simplement sans
intérêt. Et bien évidemment, nous mathématiciens, devons être pareils ou à tout le
moins quelque peu bizarres. Nous nous occupons d'un domaine dans lequel (comme chacun le
sait) il n'y a plus rien à découvrir. Resterait-t-il encore quelque chose à trouver ?
Si oui, alors sûrement cela doit être absolument sans intérêt, ou même superflu.
Aussi, le fait que notre travail soit soudain confronté à un tel intérêt du public
est-il tout à fait inhabituel. D'une certaine manière, une étoile s'est levé à
l'horizon de la connaissance scientifique, que chacun peut voir sur son chemin.
Les mathématiques expérimentales, apparues avec les ordinateurs, donnent une vision du
monde des nombres à couper le souffle et pas seulement aux mathématiciens. Des concepts
abstraits, connus jusqu'à présent des seuls spécialistes, par exemple les diagrammes de
Feigenbaum ou les ensembles de Julia, deviennent des objets lumineux qui redonnent même
des motivations aux étudiants. La beauté et les mathématiques : elles vont ensemble de
façon manifeste et pas seulement aux seuls yeux des mathématiciens.
Les mathématiques expérimentales, cela sonne presque comme une contradiction ! Les
mathématiques sont supposées être fondées sur l'abstraction pure et sur des
démonstrations logiques. Les expérimentations semblent n'avoir aucune place ici. Mais,
en réalité, les mathématiciens, par nature, ont toujours été des expérimentateurs :
avec un crayon et du papier, ou quoi que ce soit d'autre de disponible. Même la relation a2+b2
= c2, bien connue des écoliers, concernant les côtés d'un triangle rectangle,
n'est pas venue à l'improviste dans la tête de Pythagore. La démonstration de cette
relation est venue après l'étude de nombreux exemples. L'étude d'exemples est une
partie typique du travail mathématique. L'intuition se développe à partir de ces
exemples. Des conjectures se forment et peut-être ensuite perçoit-on une démonstration.
Mais on peut aussi démontrer de cette façon qu'une conjecture était fausse : un seul
contre-exemple suffit.
L'utilisation des ordinateurs et de leurs capacités graphiques a permis une nouvelle
approche dans la résolution de ces exemples. Leur énorme puissance de calcul rend
possible l'étude de problèmes qui n'auraient jamais pu être abordés avec un crayon et
du papier. Cela se traduit par de gigantesques ensembles de données, qui décrivent le
résultat d'un seul calcul. Le graphique sur ordinateur nous permet de manipuler ces
ensembles de données : ils deviennent visibles. Et ainsi, nous avons actuellement un
aperçu de structures mathématiques d'une complexité telle que nous n'aurions jamais pu
en rêver jusqu'à présent.
Il y a quelques années, l'Institut des Systèmes Dynamiques de l'Université de Brême a
pu entamer l'installation d'un vaste centre de calcul, permettant à ses membres
d'exécuter des expérimentations mathématiques encore plus compliquées. Les systèmes
dynamiques complexes y sont étudiés; en particulier, les modèles mathématiques de
systèmes évolutifs issus de la physique, de la chimie ou de la biologie (orbites
planétaires, réactions chimiques ou croissance de population). En 1983, un des groupes
de recherche de l'Institut s'est intéressé aux ensembles de Julia. La beauté étrange
de ces objets a donné des ailes à la fantaisie et à l'imaginaire et, soudain est née
l'idée d'exposer publiquement les images résultant de ces travaux.
Un tel pas en dehors de la "tour d'ivoire de la science" n'est bien évidemment
pas chose aisée. Néanmoins, la pierre a commencé à rouler. Le groupe d'action
"Brême et son université" ainsi que le généreux support de la Caisse
d'Epargne de Brême a finalement rendu cela possible : en janvier 1984, l'exposition L'Harmonie
dans le Chaos et dans le Cosmos s'est ouverte dans les locaux de la banque. Après une
fiévreuse préparation et l'achèvement in extremis d'un catalogue de l'exposition, nous
pensions pouvoir tourner la page. Mais l'appel pour présenter les résultats de nos
expérimentations hors de Brême se fit plus pressant lui aussi. Et ainsi, l'exposition Morphologie
des frontières complexes, presque entièrement nouvelle, prit forme. Son voyage à
travers de nombreuses universités et instituts allemands commença à l'Institut Max
Planck de chimie biophysique (Göttingen) et à l'Institut Max Planck de mathématiques
(Caisse d'Epargne de Bonn).
Une avalanche s'était déchaînée. Les limites à l'intérieur desquelles nous pouvions
présenter nos expérimentations et la théorie des systèmes dynamiques devinrent encore
plus grandes. Même dans des médias complètement inhabituels (pour nous), comme le
magazine GEO sur la chaîne de télévision ZDF, ce vocabulaire se répandait. Finalement,
même l'institut Goethe opta pour une exposition mondiale de nos graphiques sur
ordinateurs. Ainsi, munis d'une expérience encore plus solide, nous commençâmes une
troisième période (celle qui est la bonne, comme on dit à Brême). Des graphiques, qui
étaient déjà vus et revus, furent refaits une fois de plus. Naturellement, les
résultats de nos dernières expérimentations furent également rajoutés. La première
eu lieu en mai 1985 à la galerie Böttcherstrasse. Et depuis l'exposition Esthétique
du Chaos / Frontières du Chaos fait le tour du monde et est toujours sollicitée. La
plupart du temps, elle a lieu dans les musées de sciences naturelles.
Inutile de dire que chaque jour, nous recevons de nombreuses demandes de renseignements
concernant ces graphismes, les catalogues de l'exposition (qui, soit dit en passant, ont
tous été vendus) et même les programmes permettant d'obtenir soi-même les graphiques.
Naturellement, il est impossible de répondre individuellement à toutes ces demandes.
C'est alors qu'on voit l'utilité des livres. The beauty of fractals, le livre de
l'exposition est devenu un best-seller et le plus grand succès de la compagnie
d'éditions scientifiques Spinger-Verlag. Les experts peuvent trouver eux-mêmes des
éclaircissements sur les détails techniques dans The Science of Fractal Images et
avec The Game of Fractal Images, les heureux possesseurs de Macintosh II, même
avec peu de connaissances, peuvent mettre en marche leur ordinateur et commencer de suite
un voyage de découverte. Mais en ce qui concerne les fans d'informatique en chambre, qui
aiment programmer par eux-mêmes et souhaiteraient donc une information simple, mais
exacte ? Eh bien le livre de Karl-Heinz Becker et Michael Dörfler comble un vide qui
existait depuis trop longtemps.
Les deux auteurs de ce livre ont pris connaissance de nos expérimentations en 1984 et à
travers nos expositions ont établi leurs propres expérimentations. Après une
préparation didactique, ils ont maintenant apporté, grâce à ce livre, une introduction
quasiment expérimentale à notre domaine de recherche. Un véritable kaléïdoscope y est
déployé : les systèmes dynamiques sont introduits, des diagrammes de bifurcation sont
calculés sur ordinateurs, on obtient du chaos, les ensembles de Julia se dévoilent, et
au-dessus de tout cela on entrevoit "le bonhomme en pain d'épice" (surnom
donné à l'ensemble de Mandelbrot). Tous ces résultats sont obtenus à l'aide d'un grand
nombre d'expérimentations, certaines d'entre elles permettant de créer soi-même de
fantastiques graphiques sur ordinateurs. Naturellement, derrière tout ceci se cache une
importante théorie mathématique qui est nécessaire à la pleine compréhension des
problèmes. Mais pour ce qui est de faire ses propres expérimentations (même si ce n'est
pas tout à fait autant à la mode pour l'homme de la rue que pour le mathématicien), la
théorie n'est heureusement pas indispensable. Et ainsi, tous les informaticiens en
chambre peuvent facilement apprécier les étonnants résultats de leurs
expérimentations. Mais peut-être certains d'entre eux seront-ils curieux d'en savoir
plus. Alors ils pourront trouver des réponses à leurs questions dans l'étude des
mathématiques, car telle est leur utilité.
Maintenant, notre groupe de recherche vous souhaite beaucoup de plaisir à la lecture de
ce livre et un grand succès dans vos expérimentations. Et s'il vous plaît, soyez
patient, un ordinateur personnel n'est pas un "train express" (ou plus
précisément, ce n'est pas un super ordinateur). En conséquence, certaines
expérimentations peuvent mettre à l'épreuve les "touts petits". Quelquefois,
nous avons aussi le même problème dans notre centre de calcul. Mais nous nous consolons
vite : car, comme toujours, l'an prochain, il y aura un nouveau modèle à la fois plus
rapide et meilleur marché. Peut-être même pour Noël... mais s'il vous plaît avec du
graphique en couleurs, car alors le plaisir commencera vraiment.
Groupe de recherche de Dynamique Complexe
Université de Brême
Hartmut Jürgens |
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Préface à l'édition allemande
Aujourd'hui, la "théorie des systèmes
dynamiques complexes" est souvent donnée en référence comme une révolution,
illuminant toute la science. Les méthodes basées sur l'informatique graphique donnent
aujourd'hui la méthodologie d'une nouvelle branche des mathématiques : les
"mathématiques expérimentales". Son contenu va bien au-delà de la théorie
des systèmes dynamiques complexes. "Expérimental" se réfère ici
principalement aux ordinateurs et aux graphiques sur ordinateurs. La structure
mystérieuse de ces graphiques recèle des secrets qui restent encore inconnus et qui
s'étendent aux frontières de la pensée dans plusieurs domaines de la science. Si ce que
nous connaissons maintenant équivaut à une révolution, alors nous pouvons nous attendre
à ce que davantage de révolutions se produisent.
Les bases de tout ceci doivent par conséquent être solidement préparées,
on doit trouver des gens pour transmettre les nouvelles connaissances.
Nous pensons que la situation actuelle favorable pour la recherche a été créée par la
puissance croissante et la baisse du coût des ordinateurs. De plus en plus, ils sont
utilisés comme des outils par les chercheurs. Mais le fait de la science a toujours été
de faire ce qui pouvait l'être. A ce propos, nous mentionnerons le nom de Benoît
B.Mandelbrot, un scientifique profane qui a travaillé de nombreuses années au
développement du concept mathématique fondamental de fractal et à sa mise en évidence.
D'autres équipes de recherche ont développé des techniques graphiques particulières. A
l'université de Brême, des échanges fructueux entre mathématiciens et physiciens ont
conduits à des résultats qui ont été présentés à un large public. Dans ce contexte,
la popularité sans précédent des écrits du groupe travaillant avec les professeurs
Heinz-Otto Peitgen et Peter H.Richter doit être mentionnée. Ils ont montré des
graphiques sur ordinateurs à un public intéressé dans de nombreuses expositions
fantastiques. Il a été répondu aux questions formulées de façon non technique dans
les programmes d'accompagnement et les catalogues de l'exposition et de nombreuses choses
ont ainsi été rendues accessibles aux profanes. Ils y ont reconnu un défi pour
l'avenir, émergeant de la "tour d'ivoire de la science", à tel point que les
rapports scientifiques et les congrès n'ont pas été organisés seulement à
l'université. Plus largement, le groupe de recherche a présenté ses résultats dans le
magazine GEO, sur la chaîne de télévision ZDF et également dans des expositions
mondiales organisées par l'Institut Goethe. Nous n'avons pas d'autre exemple où un pont
entre un secteur très avancé de la recherche et le plus large public a été construit
en si peu de temps. Nous espérons accentuer cet effort à notre propre manière dans ce
livre. Nous souhaitons, d'une part donner suite aux découvertes du groupe de recherche,
d'autre part ouvrir la voie à ceux qui souhaitent effectuer leurs propres
expérimentations. Peut-être de cette façon les conduirons-nous vers une connaissance
plus profonde des problèmes liés aux mathématiques.
Ce livre a été fait à l'intention de tous ceux qui ont un ordinateur à leur
disposition et qui apprécient les expérimentations graphiques. Les formules
mathématiques nécessaires sont si élémentaires qu'elles peuvent être aisément
comprises ou utilisées pour des applications simples. Le lecteur sera rapidement mis en
contact avec un secteur de pointe de la recherche scientifique actuelle, à l'intérieur
duquel aucun aperçu n'aurait été possible sans l'utilisation des ordinateurs et des
processus graphiques.
Le livre se divise en deux parties principales. Dans la première (chapitre 1-10), on
introduit le lecteur à quelques problèmes intéressants et quelquefois on donne une
solution sous forme d'une partie de programme. Un grand nombre d'exercices conduit à un
travail expérimental personnel et à une étude indépendante. La première partie se
termine par un survol des applications possibles de cette nouvelle théorie.
Dans la seconde partie (chapitres 11 et suivants), nous introduisons la conception
modulaire de nos programmes en liaison avec les solutions d'un problème spécifique. En
particulier, les lecteurs qui n'ont encore jamais travaillé avec Pascal trouveront dans
le chapitre 11 - et à vrai dire dans tout le livre - un grand nombre de parties de
programmes à l'aide desquels une expérimentation indépendante peut être menée. Le
chapitre 12 fournit des programmes de référence et des renseignements spéciaux pour
traiter des graphiques en utilisant différents systèmes d'exploitation et différents
langages de programmation. Il s'agit du système MS-DOS avec Turbo-Pascal et du système
UNIX 4.2 BSD avec Berkeley Pascal et C. D'autres exemples de programmes, qui montrent
comment les sous-programmes graphiques s'organisent entre eux sont donnés pour Macintosh
(Turbo Pascal, Lightspeed Pascal, Lightspeed C), Atari (ST Pascal Plus), Apple IIe (USCD
Pascal) et Apple IIGS (TML Pascal).
Nous remercions le Groupe de recherche de Brême et la société Vieweg pour leurs
conseils et leur assistance. Merci également à nos lecteurs. Leurs lettres et leurs
indications nous ont convaincus de revoir la première édition de telle sorte que nous
avons quasiment refait un nouveau livre, qui est, nous l'espérons, plus réussi, plus
détaillé et apporte encore plus de nouvelles idées pour les expérimentations
graphiques sur ordinateurs.
Brême
Karl-Heinz Becker & Michael Dörfler |
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